Faire feu de tout bois
S. Royal a affirmé qu'elle n'interférait pas dans les affaires du Canada lorsqu'elle a fait ce commentaire :
« Ce n'est pas à la France de dicter aux Québécois ou aux Canadiens ce qu'ils doivent faire » a-t-elle déclaré.
« Mais, d'un autre côté, les principes de souveraineté et de liberté me semblent absolument incontestables. »
« Ce que j'ai dit, et ce que je confirme, c'est que dans toute démocratie, le peuple qui vote est libre et souverain. Donc le peuple du Québec décidera librement de son destin lorsque le temps viendra, si il est consulté » .
L'ancien Président de le République française Charles de Gaulle avait déclaré « Vive le Québec libre » du balcon de l'hôtel de ville de Montréal en 1967. On s'en était offusqué au Canada (pas dans la province du Québec) mais on s'en était félicité en France.
Le dictionnaire :
Souveraineté : Qualité propre au peuple considéré comme l'ensemble des citoyens et possédant le pouvoir suprême qu'il exerce soit directement par ses représentants agissant en vertu du mandat impératif. Le pouvoir suprême appartenant en droit au peuple.
La Constitution :
Titre I - De la Souveraineté
(...) Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
La déclaration universelle des droits de l'homme :
Article 21
§ 3 - La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
Montréal, le 24 juillet 1967 le Général de Gaulle :
Vive Montréal !... Vive le Québec !...Vive le Québec Libre !...Vive le Canada-Français !... Et Vive la France !
A ce moment là personne n'a parlé d'ingérence. Pourtant c'était une déclaration publique du chef de l'Etat français en terre étrangère
Que les Douste Blazy, Alliot Marie, Raffarin, et autres Estrosi, celles et ceux qui se réclament « héritiers du gaullisme » fassent montre de modestie et de mesure dans leurs propos.
Etonnant que les boute-feu de N. Sarkozy s'emballent alors que lui reste étrangement silencieux.
Mais dans ce parti, il est difficile de comprendre ce qu'est la souveraineté d'un peuple, quand on ne dispose que d'un souverain, difficile d'apprendre ce qu'est un vote démocratique quand on ne dispose que d'un seul candidat... et que d'un seul bulletin de vote.
Aujourd'hui et il y a quarante ans :
Avant d'aller au Québec le Général De Gaulle n'était pas allé faire allégeance à Lyndon B. Johnson alors président démocrate des Etats Unis.
Les choses ont changé aujourd'hui après la visite de Nicolas Sarkozy aux Etats Unis en septembre dernier au cours de laquelle il a dit à G.W. Bush vouloir rebâtir la relation entre la France et les Etats-Unis "pour relever les défis mondiaux communs"
De Gaulle aurait apprécié !
Pour nous c'est : « Non merci » :
Défi de l'impérialisme américain qui sous l'impulsion de G. W. Bush pratique l'ingérence économique, l'ingérence territoriale et envoie quotidiennement des centaines de jeunes citoyens américains vers une mort certaine dans le bourbier de la guerre d'Irak.
